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Bob Dylan, prix Nobel de littérature 2016



Le prix Nobel de littérature 2016 a été attribué à Bob Dylan. 
C'est la première fois de l'histoire du Nobel que le prix est attribué à un musicien. 
Bob Dylan, 75 ans, symbole dans les années 60 de la lutte contre la guerre au Vietnam et la ségrégation, est devenu une légende vénérée par des générations entières, hissant son art à un nouveau sommet.

Bob Dylan a écrit un bon demi-millier de chansons officiellement recensées, ce qui constitue un des corpus les plus impressionnants de la musique populaire. Le seul, en tout cas, dans lequel ont puisé à la fois Marlene Dietrich, Nina Simone, Elvis Presley, Bob Marley, les Rolling Stones, Stevie Wonder, les Guns N’ Roses et Norah Jones. 

En cinq décennies de carrière, le musicien a alterné des « périodes » qui peuvent aller du noir le plus intense aux couleurs les plus solaires, avec le bleu du blues toutefois comme dominante. (source: CDMail)

Retrouvez à la médiathèque une partie de ses albums ainsi que des livres et des dvd...



The Freewheelin' Bob Dylan

Après un premier album éponyme où il posait ses fondations, Bob Dylan assume un parti pris d'auteur compositeur en signant de sa plume les 13 morceaux de The Freewheelin' Bob Dylan. Déçue par les ventes de Bob Dylan, la maison de disque lui fait enregistrer un single folk rock (trois ans avant les Byrds) « Mixed Up Confusion - Corrina Corrina ». Les ventes sont médiocres car peu conformes au nouveau profil de commentateur social que souhaitait John Hammond le découvreur de l'artiste. Un morceau de cette veine « Talking John Birch Paranoid Blues », censé figurer sur l'album, est censuré par Columbia et par l'émission de télé Ed Sullivan Show de peur d'un procès de la part de la John Birch Society, du nom du militaire et missionnaire b tiste d'extrême droite assassiné en 1945 par des communistes. Bob Dylan en profite pour placer quatre nouveaux titres dont les classiques « Masters Of War » et « Girl From The North Country ». Sorti après ces péripéties en mai 1963, The Freewheelin' Bob Dylan est plébiscité par les critiques, les radios et le public : 10 000 exemplaires sont vendus en un mois, et 200 000 avant la fin de l'Eté. (CD Mail)



Highway 61 revisited

Highway 61 Revisited, premier album entièrement électrique démarre par l'enregistrement en juin 1965 du révolutionnaire « Like A Rolling Stone ». C'est à l'époque le single le plus long de l'histoire du rock totalisant six minutes, quand la norme était de trois, aux fins de radiodiffusion. Basé sur un riff de piano inspiré de « La Bamba » de Ritchie Valens, « Like A Rolling Stone » contient selon son auteur « la haine la plus pure qu'il avait pu à un moment précis exprimer de façon honnête ». Ce monologue protestataire, que Dylan balance avec véhémence sur un ton mi-parlé mi-chanté, traite de la chute sociale d'un personnage qui s'est auparavant pavané dans la haute société branchée (ou de son hostilité vis à vis d'une récente compag ? –« Miss Lonely »-…). Le ton est cruel, dur avec une amertume non simulée et il y a surtout ce fameux refrain qui pénètre l'auditeur comme un électrochoc : « How does it feel/To be without home/With no direction home/Like a complete unknown/Like a rolling stone ». La musique est au diapason avec la guitare sauvage de Mike Bloomfield (non prévu pour la séance, et amené par Dylan lui-même) qui se love sur l'orgue menaçant d'Al Kooper le nouveau venu, initialement prévu par le producteur Tom Wilson pour tenir les parties de guitare (il n'avait jamais joué d'orgue auparavant !). Un souffle incandescent porte ce titre dont Bruce Springsteen a dit un jour qu'avec ce morceau Bob Dylan avait libéré son cerveau comme Elvis Presley avait libéré son corps. (CD Mail)



Blonde On Blonde

Premier double album de l'histoire du rock, Blonde On Blonde , qui paraît en mai 1966 représente pour son auteur (qui ne prend même pas la peine d'indiquer ni son nom ni le titre de son disque sur la pochette) l ‘aboutissement de sa période rock enclenchée depuis Bringing It All Back Home . La genèse de l'album fut assez mouvementée. Tout d'abord, Bob Dylan est épuisé par le nombre de concerts effectués (plus de quatre par semaine) avec le 1 électrique canadien les Hawks, et une tournée mondiale après Highway 61 Revisited. L'accueil y est souvent tendu, avec des huées régulières à la suite de son orientation « rock » qui déconcerte une partie de ses fans. « Judas! » lui lance un spectateur en Angleterre. (CD Mail)



John Wesley Harding

Le retour au premier plan de Bob Dylan après son accident de moto et sa longue convalescence. Nous sommes en 1968 et ceux qui attendent un appel à la révolution en sont pour leurs frais. Dylan s'est habitué à la vie de famille et au repos à la campagne. Avec une formation réduite (batterie, basse et lap steel guitar) il revisite quelques-uns de ses anciens thèmes d'élection : les paraboles bibliques, l'amour consolateur et la vie des hoboes (les vagabonds de la crise économique chantés par Woody Guthrie). "Drifter's Escape", "The Wicked Messenger" ou le calme "I'll Be Your Baby Tonight" n'ont pas l'urgence chaotique de "Like A Rolling Stone", mais ce sont de belles chansons intemporelles et profondes. Jimi Hendrix ne s'y est pas trompé, lui qui a fait un tube du superbe "All Along The Watchtower" créé ici.
(source: Hubert Deshouse sur www.amazon.fr)
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Nashville Skyline

Nashville Skyline sorti en avril 1969, provoque la stupéfaction chez le public et la critique. Même si le dernier titre de John Wesley Harding, « I'll Be Your Baby Tonight » possédait un léger parfum country, Nashville Skyline est totalement consacré au genre. Pour les fans de Dylan, ce style musical est associé au conservatisme le plus étroit et ce fut un vrai supplice pour eux de le voir embrasser cette nouvelle palette. Ils sont aussi interloqués par la durée très courte de l'album (27 minutes) faisant naître chez eux un soupçon de sécheresse créative chez un chanteur plutôt prolifique habituellement. Mais le choc est surtout dans cette nouvelle voix : une tessiture de crooner romantique sans ce timbre nasal si caractéristique de lan. Celui-ci, pince sans rire, l'attribuera à l'arrêt de la cigarette. Certains vieux fans affirment qu'il possédait déjà ce type de voix à ses débuts juste avant qu'il se mette à imiter le timbre de Woody Guthrie. (CD Mail)



Desire

Après l'introspection douloureuse du plébiscité Blood On The Tracks, Desire est un retour remarqué à la spontanéité du « live » et aux chansons narratives. Revenu à New York, il se reconnecte avec les musiciens de la ville et se remet à improviser sur scène comme dans sa jeunesse. Durant une « jam » impromptue dans un café, il croise le fer avec une intrigante violoniste au style très véloce, Scarlet Rivera. L'entente musicale est si intense qu'il l'engage sur-le-champ, donnant ainsi un ton gipsy à tout l'album. Un autre soir, au café « The other end », Bob Dylan rencontre par hasard Jacques Levy, ancien psychologue reconverti metteur en scène et occasionnellement parolier de Roger McGuinn le leader des Byrds. Levy l'encourage à écr e de grandes chansons narratives basées sur des histoires réelles.
(CD Mail)

 

Oh Mercy

Les années quatre-vingt furent une décennie mouvementée et incertaine pour Bob Dylan. Mais il la termine brillamment avec son premier album entièrement composé de chansons originales depuis plusieurs années. C'est également son meilleur disque depuis Infidels. L'attrait particulier de Oh Mercy a été abondamment attribué au musicien-producteur Daniel Lanois (qui joue avec Dylan sur toutes les chansons sauf une). Il est indéniable que l'on retrouve sa manière de sculpter le son pour lui donner un côté magnétique et épais. Les arrangements de steel guitar, de dobro créent un véritable climat sonore, avec à une basse qui semble venir de sous terre. La synergie entre Lanois et Dylan devait s'avérer payante en 1997 avec le dévastateur Time Out Of Mind. Mais, aussi léchée que soit la production, Dylan est au meilleur de son art de compositeur sur Oh Mercy, découpant les mots et les phrases sur les jérémiades désespérées de "Political World" et "Everything Is Broken", enchaînant les images sur la noire ballade "Man In the Long Black Coat". On retrouve la combinaison habituelle d'accusations cinglantes ("What Was It You Wanted") et d'effacement sur "What Good Am I ?". Mis à part l'insipide "Where Teardrops Fall" (le seul raté du disque), cet album a ce qu'il faut pour être classé parmi les meilleurs disques de son auteur.
(source: Thomas May sur www.amazon.fr)
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Time out of Mind

En 1997, Dylan s'associe à nouveau avec Daniel Lanois pour enregistrer Time Out of Mind, son premier album de compositions originales depuis sept ans. Peuplé de compositions habitées, Time Out of Mind est une chronique désespérée mais bien vivante de la vieillesse d'une vedette du rock. Dylan y pose un regard sans complaisance sur son âge, évitant au passage les clichés rock and roll. (CD Mail)



Modern Times 

Avec "Modern Times", Dylan reprend le flambeau là où il l'avait laissé avec "Love & Theft", confirmant ainsi le "coup de beaucoup mieux" de l'artiste. Si Bob a pu connaître un passage à vide lors de ces dix dernières années, il n'en reste plus de traces sur ses tous derniers enregistrements. Difficile à ce stade de dire que l'artiste a mûri (!) mais sa voix, plus rocailleuse encore qu'à l'accoutumée, s'accorde désormais parfaitement avec un folk/blues qu'il maîtrise mieux que quiconque. Un peu à l'image de ce que les Stones sont au rock, on ne peut que souhaiter que le folk de Dylan continue d'être délivré ainsi album après album pendant quelques années encore...
(source: Benjamin Lab sur amazon.fr)



Together Through Life

(...) Comme si Dylan était devenu ministre des Musiques fondatrices d'une Amérique en quête de racines (nommé par Barack Obama ?), les réminiscences du vieux folksong de Woody Guthrie, de la country et du blues sont archiprésentes dans ce nouvel opus. Que ce soit dans Beyond Here Lies Nothin' ou My Wife's Home Town, les trois accords inébranlables des bluesmen de Virginie se déroulent au son d'une rythmique basique, rehaussée d'un accordéon, d'un violon grimaçant, d'une guitare électrique sans trafic ou d'une céleste pedal steel guitar. De sa voix rauque, ronchonne, grave comme un torrent, le « Zim » s'en tient à l'essentiel : valses chicanos, ballades du Midwest, slows pour dancings crapoteux. Nulle fioriture, l'album semble avoir été enregistré chez l'habitant, la grange à foin servant de chambre d'écho. C'est tout cela, le charme de Together Through Life, la candeur de ceux qui ont oublié qu'ils savent, une désinvolture qui n'impose rien. Fi du strass et des paillettes, un album authentique et serein.
(source: Yves Simon pour www.lexpress.fr).



Tempest

(...) D’entrée, avec la délicieuse chanson ferroviaire Duquesne Whistle, on comprend qu’il a retrouvé le goût des voyages épiques dans les mythologies américaines. Pas question de rester à quai, ni de céder à l’avachissement. Avant de passer devant le micro, Dylan ne s’est pas raclé la gorge, ni mouché le nez. D’ailleurs, ce n’était pas un micro, mais la grille d’un barbecue. Il a rarement aussi bien mal chanté que sur ce disque, la voix-instrument entre graillon et limon, douce, grasse et cramée, à la Louis Armstrong parfois. On n’est pas loin non plus du type qui vieillit le mieux dans l’histoire du rock, Tom Waits. Ses musiciens jouent comme si l’électricité venait d’être inventée. Sans effort, en évitant les clichés, en redonnant vigueur et agilité à ces musiques plus qu’arthritiques. Les chansons roulent toutes seules, comme une vieille bagnole sur une route de campagne, comme dans les anciens disques de Dylan. Les dylanophiles salueront cet album comme un nouveau classique inespéré. Et les plus jeunes se diront qu’il est temps de rêver d’un prochain Dylan produit par Jack White.
(source: extrait de www.lesinrocks.com). 

  Retrouvez aussi les compilations :



tell tale signs : rare and unreleased 1989-2006

(...) Evidemment, on peut très bien n’entendre ici qu’une simple compile de l’histoire de la musique américaine au XXème siècle, ce qui n’est déjà pas rien. Et c’est ainsi que Dylan lui-même aimerait qu’on l’écoute, simple chanteur américain parmi d’autres. Mais qu’il le veuille ou non, il n’est pas un bluesman lambda mais Bob Dylan, le type qui a changé la face du rock et de la culture mondiale dans les années 60. C’est ce qu’on entend ici : du rock, du blues, du folk banals, mais chantés par un mythe vivant. Une voix humaine, fragile, vieillissante, mais aussi une voix qui charrie l’histoire. Dylan, où l’éternel talmudiste des Tables de la loi de la musique américaine. (source: extrait de www.lesinrocks.com)



the witmark demos 1962-1964 : the bootleg series vol.9

(...) Si ces démos n'ont jamais eu vocation d'être publiées (d'où l'enregistrement souvent modeste), elles restent un document passionnant sur un songwriter en devenir, de ses débuts très ancrées dans la tradition folk du Greenwich Village ("Ballad for A Friend" et "Man On The Street" qu'on imagine bien dans la bouche de Dave Van Ronk) jusqu'aux envolées poétique qui le place au dessus de toute concurrence ("Hard Rain", "Boots of Spanish Leather" et, surtout, le bouleversant "Tomorrow is a Long Time"). Ce coffret est le seul moyen de posséder des classiques du Zim comme "John Brown" ou "Farewell", le seul moyen d'entendre des vignettes aussi attachantes que "All Over You" et "Gypsy Lou". Un bon achat pour les complétistes donc, une bonne manière de découvrir la variété d'écriture et d'humeurs du jeune Dylan pour les novices. (source: extrait de http://www.xsilence.net/)

 

another self portrait (1969-1971): the bootleg series vol.10

(...) A l’image des superbes sessions photo du livret (l’objet est topissime et marque un gros point contre la dématérialisation de la musique), c’est un Dylan décontracté et se ressourçant dans la campagne de Woodstock que l’on entend, loin des foules et du rock-biz. Un Dylan qui cherche la porte de sortie des sixties et de sa mythologie. Les Beatles l’avaient trouvé en splittant. Plus difficile pour Dylan de se séparer de lui-même, mais c’est cet effort que l’on entend ici. Comme l’écrit avec humour Michael Simmons dans un des textes du coffret, Dylan écrivait peu en 1970, préférant s’en remettre à Monsieur Domaine public. Certaines des chansons sont donc des 
traditionals que Dylan, inventeur du songwriting moderne, a réarrangés et réinterprétés. 

C’est aussi là que se joue la magie de ces sessions : en se replongeant dans la musique de son adolescence, Dylan réalise le splendide autoportrait d’un dieu qui veut redevenir simple musicien. L’affaire est complétée par un live à l’île de Wight en 1969 avec les fidèles pistoleros du Band. 
(source: extrait de www.lesinrocks.com)


  Les reprises :



how many roads : black america sings bob dylan

Il est bon de rappeler à quel point certains courants musicaux se nourrissent sans cesse de la culture populaire pour mieux répendre celle-ci. L'exercice de la reprise était et reste alors un moyen de (re)découvrir un patrimoine qui semble déjà connu (ici celui de Bob Dylan). Il n'est pas surprenant de constater que l'univers de Dylan (et surtout ses textes) allait de paire avec les thématiques abordées dans la musique soul et funk des années 60 et 70. Cette compilation du label anglais Ace le démontre en décidant en plus de tourner le dos aux choix évidents (Stevie Wonder et Sam Cooke sont absents) en préfèrant s'attarder sur des morceaux plus rares (Freddie Scott avec "I Shall Be Released", les Isley Brothers avec "Lay Lady Lay") et sur de franches réussites par des habitués du genre (Nina Simone ou Booker T.Jones). Le compilateur Tony Brounce brasse très large dans le choix des morceaux: du style Memphis de la maison Hi Records à la Californie funky en passant par le Brooklyn post-doo-wop des Persuasions et même pour terminer une petite touche Philly Sound avec les O'Jays. A l'instar de la version de "All Along The Watchtower" par Jimi Hendrix en 1968 (à la base une chanson de Dylan composée en 1967), les reprises peuvent aller jusqu'à transcender des compositions qui semblaient ne pas en avoir besoin.
(source: http://www.lamediatheque.be).



vise le ciel : ou bob dylan revisité (francis cabrel) 

(...) Adapter Dylan et le faire sonner en langue française relève, plus que du défi, du véritable casse-tête. D’autres s’y sont essayés. 
Hugues Aufray, avant lui, en a adapté les chansons par dizaines, s’attachant à reproduire les ambiances musicales quasi stricto sensu, traduisant ici littéralement, reprenant parfois jusqu’aux sonorités des mots, ou interprétant là largement, quitte à prendre quelques libertés (sur N’y pense plus tout est bien, sa version de Don’t think twice it’s alright, par exemple).
Dans les morceaux originaux, il y a une foule d’images à la seconde, et souvent plus d’une dizaine de couplets dans chaque titre. Alors Francis Cabrel, comme son prédécesseur, raccourcit, combine les couplets, ajuste pour mieux s’approprier. Contrairement à Aufray, il ne s’attache pas à reprendre en priorité les grands succès de Dylan, et laisse leur place aux titres plus confidentiels. A Dignity (Dignité), qui, enregistré à l’origine pour l’album Oh mercy (1989), n’y figura finalement pas, pour ne sortir que cinq ans plus tard sur une compilation. A Blind Willie Mc Tell,composé par Dylan en hommage au chanteur et guitariste de blues américain à l’époque d’Infidels, mais édité lui aussi plus tardivement, dans les premiers volumes de ses Bootleg series. (...)
(source: extrait de http://musique.rfi.fr/)


Les inspirations :



down the tracks : the music that influenced bob dylan (DVD)

Idéal pour parfaire son éducation Dylanienne, ce DVD recense l’essentiel des influences musicales du maître et permet de lever le voile sur certains aspects de son écriture. Sans en percer tous les mystères toutefois... Il fallait y penser : pour raconter l’éclosion d’un talent, pourquoi ne s’attarder sur ce et ceux qui l’ont fait germer. A travers ce survol des années initiatiques de la légende du folk engagé ponctué d’interventions de musiciens, écrivains et auteurs, on apprend énormément de choses sur les artistes dans l’oeuvre desquels Dylan a baigné à l’heure de se lancer lui-même dans le grand bain. Woody Guthrie, Pete Seeger, Blind Willie Mc Tell, Leadbelly, Mississippi John Hurt, Jimmie Rogers ou Hank Williams sont bien sûr évoqués ici (avec extraits de chansons), et l’immersion dans leur oeuvre est indiscutablement une clef nécessaire (même si pas suffisante) pour comprendre celle de Dylan.
(source: www.fnac.com).



the early blues roots of bob dylan : 20 original classic blues songs which inspired bob dylan



  Les concerts :



in concert: brandeis university 1963

Le 10 mai 1963, Bob Dylan, valeur montante du folk, 22 ans, monte sur la scène d'un campus près de Boston. On ne l'entend pas s'installer sur cet enregistrement, nouvelle borne dans la course (perdue d'avance) que fait Sony avec les pirates dylanophiles du monde entier : la bande attrape Honey, just allow me one more chance au vol. Détail qui accentue l'impression de débarquer au débotté là où il se passe un truc. Car Dylan est en pleine forme ce soir-là, si on peut le dire d'un type dont la mission du moment consiste à déplorer d'un ton acide les malheurs du peuple. On oublie les versions rêches des albums en écoutant ces Masters of war et Ballad of Hollis Brown, possédés. La verve comique du premier Dylan est en bonne place avec des talkin' blues chaplinesques, dont il s'amusait à changer les paroles. Malgré une légère baisse de tension dans le second set, ce précieux document fera le bonheur du Bob-fan, quel que soit son degré d'obsession.
(source: www.telerama.fr)


  Les DVD :



no direction home: bob dylan (martin scorsese)

Il est l'un des musiciens les plus influents, précurseurs et inspirés de notre temps. Aujourd'hui, le réalisateur Martin Scorsese nous livre l'histoire extraordinaire du parcours de Bob Dylan, de ses origines au Minnesota, à ses débuts dans les cafés de Greenwich Village, et jusqu'à son ascension tumultueuse au sommet des stars de la pop en 1966. Joan Baez, Allen Ginsberg et d'autres partagent leurs points de vu et sentiments au sujet du jeune chanteur qui changerait à jamais la musique pop. Grâce à des scènes jamais vues, des interviews exclusives et de rares représentations en concert, voici le portrait complet que les fans du monde entier attendaient depuis longtemps: l'histoire jamais racontée d'une légende américaine vivante.



i'm not there - Todd Haynes

Un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléïdoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et "Born Again". Ils participent tous à l'esquisse d'un portrait de cette icône américaine définitivement insaisissable.



Les livres :



bob dylan: une biographie (françois bon)

Des chansons qui nous poursuivent.
Une figure qu'on dirait inaltérable. Et, derrière le portrait de légende, un homme complexe, hésitant parfois, plutôt contradictoire. On connaît les grandes étapes : naissance à Hibbing, au pays des mines de fer, père petit commerçant, enfance banale et groupes de rock amateurs. Puis l'épopée du folk, la découverte de Woody Guthrie, le départ pour New York : à tout juste vingt et un ans, celui qui n'est qu'un gratteur de guitare parmi d'autres incarne le basculement d'une époque.
Quatre ans plus tard pourtant, à bout de lui-même, incompris et hué, il arrête brusquement sa carrière et s'isole à Woodstock. À observer son balancement entre chanson et écriture, à explorer son rapport à Ginsberg, Brecht et Rimbaud, c'est un fragment de l'histoire du monde qu'on rejoint. Et, à tenter de reconstituer comment il s'efforce de surmonter obstacles et pannes, de refuser systématiquement d'endosser le rôle de star qu'on lui assigne, c'est une part de nous-mêmes, de notre imaginaire peut-être, qu'on décrypte. François Bon poursuit avec Bob Dylan, artiste considérable et énigme parfaite, le chemin entrepris avec Rolling Stones, une biographie (Fayard, 2002)
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dylan: portraits & témoignages

Bob Dylan est un musicien légendaire, incarnation de la contre-culture des années 1960, il est devenu un artiste dont le nom est associé à des millions d'albums vendus. En tant que poète, musicien, homme de spectacle qui a suscité admiration et controverse, Dylan reste une énigme. Si vous recherchez la vérité sur l'histoire du plus grand songwriter de l'histoire, voici son portrait le plus fidèle. Dans Dylan, les meilleurs journalistes du magazine MOJO ont rassemblé les éléments de la saga de Bob Dylan, proposant un nouveau regard sur sa vie et sa carrière et dévoilant les histoires des chansons et des albums. Des photographies jamais publiées éclairent Dylan sous un autre jour, pendant que ses collègues artistes rendent hommage à sa musique et à son immense influence.Depuis sa découverte de l'œuvre de Woody Guthrie, ses chansons contestataires et ses albums historiques, son accident et son retour, jusqu'à son Never Ending Tour, Dylan représente une introduction parfaite pour les nouveaux fans et un compagnon idéal pour les aficionados.



lyrics : chansons, 1962-2001

Pour la première fois en édition bilingue toutes les paroles des chansons de Bob Dylan de son premier album Bob Dylan (1962) à Love and theft (2001).





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